Les dernières saisons des Romanov
" Romanov ", ce nom de famille symbolise à lui seul la Russie impériale dans ce qu'elle avait de plus excessif : richesse, extravagance, splendeur, religiosité, scandales, autocratie. Un monde qui fascine d'autant plus qu'il sombra à tout jamais dans les fracas de la révolution. Si un nombre incalculable d'ouvrages ont été consacrés au règne de Nicolas II, à sa famille proche et à la chute du tsarisme, peu d'études en français se sont attachées à décrire la vaste famille impériale dans son ensemble. L'exécution sordide du dernier des tsars, de son épouse et de leurs cinq enfants adolescents (un fils, quatre filles) dans une cave de l'Oural en juillet 1918 a complètement éclipsé le destin des autres Romanov. Pourtant, cette famille comprenait un grand nombre de branches légitimes, toutes issues de la descendance du tsar Nicolas Ier. À la veille de la guerre de 1914, le très officiel Almanach de Saint-Pétersbourg, Cour Monde et Ville ne recense pas moins de soixante-et-un Romanov, auxquels il faut ajouter leurs nombreux cousins installés en Russie. Tous participent à la visibilité de la dynastie, non seulement par leur présence aux cérémonies officielles mais aussi par leur train de vie.
Au fil des saisons, l'auteur s'attache à décrire ces vies publiques et privées, leurs palais, leurs voyages, leurs fortunes, leurs trains et autres yachts, leurs occupations et distractions, leurs amitiés ou dissensions... Nous croisons des grands-ducs dispendieux, des épouses et enfants morganatiques, des ballerines, des mystiques, des charlatans et des grandes-duchesses entrées en religion.