La fable des gagnants - Pourquoi refuse-t-on de taxer la richesse?
Poursuivant leurs réflexions exposées dans l’essai La juste part (Les liens qui libèrent), les auteurs analysent la fonction et la rationalité de l’impôt dans la société moderne. L’institution, qui a mauvaise presse, est pourtant l’un des socles de la démocratie. Sans impôts, il n’y a ni justice, ni citoyenneté, ni liberté.
Cet essai ambitionne ainsi de changer le récit à partir duquel on réfléchit au succès, au mérite individuel et à la légitimité de la taxation. Il renverse le récit dominant qui structure notre conception de l’économie, du travail et de l’impôt, il désamorce les intuitions qui nourrissent l’opposition à un impôt sur la richesse et qui nous détournent de la justice sociale.
Les décisions fiscales qui affaiblissent les capacités d’intervention de l’État distendent du même coup le filet social et, sous prétexte de croissance économique, redistribuent la richesse aux plus riches. Autrement dit, ces décisions minent les conditions de réalisation de l’idéal démocratique. Il est urgent de renverser la tendance.