Le sens de la marche
Jusqu'où une rupture amoureuse peut-elle nous emmener ?
Après sept années de vie commune, Alexia Giordano voit son monde s'écrouler lorsque son compagnon la quitte. "Je ne sais plus comment habiter le monde, alors je marche.' Quelques semaines plus tard, sur un coup de tête, elle boucle son sac à dos et part seule sur les sentiers. Fuite ou élan vital, elle-même ne saurait le dire. Celle qui ne se considère pas comme "sportive' cherche d'abord à panser sa peine. Elle ignore encore que ce départ en appellera d'autres, et qu'au bout de 700 kilomètres, c'est elle-même qu'elle rencontrera : plus forte, plus libre et plus débrouillarde qu'elle ne l'aurait cru.
Son récit, intime et sensoriel, se lit au rythme de ses pas : sur les rochers glissants des îles Lofoten, le souffle court sur les sommets népalais ou au milieu des fougères arborescentes et des tamarins de La Réunion. Le lecteur avance avec elle, les pieds parfois trempés et le visage fouetté par le vent, jusqu'aux éblouissements qui récompensent chaque étape.
Des épreuves physiques qui la ramènent à des blessures plus anciennes : un père qui a quitté la famille lorsqu'elle avait 11 ans, et cette peur des hommes et de l'agression qui accompagne tant de femmes seules sur les chemins.
Au fil de ses marches initiatiques, Alexia Giordano cesse de subir son histoire pour en redevenir l'autrice. Jusqu'à un sixième voyage, sans sac à dos cette fois, qui la mène à Bali, sur les traces de ce père perdu de vue depuis vingt-trois ans.