Les animaux dans le monde romain - Penser l'anthropocentrisme
Les racines antiques de notre relation aux animaux
Qu’est-ce que l’anthropocentrisme ? Qu’est-ce qui le différencie du spécisme ? Quand notre rapport aux animaux, si déséquilibré, s’est-il mis en place ? Pourquoi et selon quelles modalités ?
C’est à ces questions que ce livre répond en revenant aux racines de notre culture, le monde romain, tout en tenant compte de l’héritage grec. C’est alors que notre relation aux animaux et leur place au sein de la cité ont été théorisées. Alors aussi que les animaux ont été « animalisés », au même titre que l’on a animalisé les femmes et les barbares. Pour autant, rien n’était tracé : des voix ont plaidé leur cause, vite étouffées. Philosophes et théologiens ont préféré partir à la recherche d’un hypothétique « propre de l’homme », tandis que les juristes ont consacré son excellence dans le droit.
Cet ouvrage n’écarte aucun écueil et interroge les logiques commandant certaines pratiques (médecine vétérinaire, vivisection, zootechnie…). Par le truchement de notre histoire et en se fondant sur l’apport des sciences cognitives et de l’anthropologie, l’auteur propose de redéfinir l’anthropocentrisme et présente le spécisme comme un choix de civilisation dont nous sommes les héritiers.