Voici Landru !
Rares ou introuvables, 37 impressions d'audience et autres faits divers croqués par la " vagabonde "
En avril 1912, Colette est envoyée par
Le Matin
à Choisy-le-Roi assister au siège du garage où est retranché Jules Bonnot, le dernier membre de la célèbre bande de criminels anarchistes. C'est le début d'une carrière de chroniqueuse judiciaire et de journaliste captivée par l'apparente banalité du fait divers, notant ce que d'autres ne voient pas, cherchant dans les traits d'un visage, dans la forme d'une main, dans la couleur et l'odeur du sang, le " sceau de la bête ".
Jusqu'en 1939, Colette couvrira notamment les procès du féminicide Landru, du " gentleman-cambrioleur " Serge de Lenz, de l'anarchiste Germaine Berton, de la parricide Violette Nozière, de la " veuve noire " Marie Becker, de la tortionnaire Moulay Hassen, ou encore du tueur en série Eugen Weidmann. Elle livrera aussi ses souvenirs sur l'escroc mondain Stavisky et sur diverses affaires plus ou moins sanglantes de l'entre-deux-guerres.
Trente-sept chroniques originales, un " puzzle monstrueux " présenté par Frédéric Maget, directeur de la Maison de Colette et l'un des meilleurs connaisseurs de sa vie et de son œuvre.